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L’anglais en CM2, ce qui est vraiment attendu avant la sixième

26 septembre 2026 · mis à jour le 6 septembre 2026
Petit globe terrestre pose sur un cahier bleu ferme, sur un bureau

Mis à jour le 5 septembre 2026.

Votre enfant est en CM2, et l’anglais à l’école ressemble surtout à des chansons, des couleurs et quelques mots de vocabulaire. Vous vous demandez si c’est suffisant, et ce qui l’attend en sixième.

La question est légitime, parce que le passage au collège change la nature de la matière : on passe d’un anglais surtout oral à un anglais qui s’écrit, se conjugue et se note. Voici ce qui est réellement travaille en CM2, et les trois choses à solidifier avant la rentrée suivante.

En bref. Le CM2 termine le cycle 3, qui se poursuit en sixième : le programme d’anglais est donc conçu à cheval sur les deux années, et il vise d’abord la communication, pas la grammaire. Trois blocs sont attendus : savoir se présenter (nom, âge, où l’on habite), parler de la vie quotidienne (école, famille, météo, vêtements, loisirs) et se repérer (demander et indiquer un chemin), le tout accompagne de repères culturels sur les pays anglophones. Cote langue, deux verbes portent presque tout : be et have got, plus les questions simples en what, where et how old. Ce qui manque le plus souvent à l’entrée en sixième n’est pas le vocabulaire, c’est la capacité à faire une phrase entière.

Qu’est-ce qui est attendu en anglais en CM2 ?

Le CM2 appartient au cycle 3, qui réunit le CM1, le CM2 et la sixième. C’est un point important pour un parent : le programme n’est pas boucle en fin de CM2, il se poursuit l’année suivante au collège. Ce qui n’est pas acquis en juin n’est pas perdu.

Ce qui est travaillé se range en trois blocs de communication.

Bloc Ce que l’enfant doit savoir faire Exemples
Se présenter Dire son nom, son âge, sa nationalité, où il habite My name is…, I am ten, I live in…
La vie quotidienne Parler de l’école, de la famille, de la météo, des vêtements, des loisirs I have got a sister, it is raining, I like football
Se repérer Demander et indiquer un chemin, une direction Where is the station ? Turn left.
La culture Connaître quelques fêtes et traditions des pays anglophones Halloween, Christmas, la Saint-Patrick

Sur la langue elle-même, l’essentiel tient à peu de choses : les verbes be et have got au présent, les questions en what, where et how old, les nombres, les couleurs, les adjectifs de taille.

Pourquoi be et have got portent-ils tout ?

Parce qu’avec ces deux verbes, un enfant peut déjà produire la moitié de ce qu’on lui demandera.

Be sert à se présenter, à décrire, à dire où l’on est et comment on va. C’est aussi le verbe le plus irrégulier de l’anglais, avec trois formes au présent, ce qui justifie de le travailler seul : nous lui avons consacré un article entier sur la conjugaison de be en anglais, avec les pièges francophones à poser des le début.

Have got sert à la possession, et c’est la forme retenue par la plupart des manuels du primaire français, avant que le collège n’introduise aussi do you have. Les deux sont corrects. En CM2, on installe celle du manuel, sans compliquer.

Le piège le plus fréquent à cet âge vient du français : on dit I am ten et non I have ten years. Le corriger en CM2 évite qu’il ne s’installe pour quatre ans.

Qu’est-ce qui manque le plus à l’entrée en sixième ?

Pas le vocabulaire. La phrase.

Beaucoup d’enfants arrivent en sixième en connaissant trente mots isolés, les couleurs, les animaux, les nombres, et sont incapables d’en faire une phrase complète. Or c’est la phrase que le collège va demander, immédiatement, à l’écrit comme à l’oral.

L’exercice qui rattrape cela demande cinq minutes par semaine : prendre trois mots connus et en faire une phrase entière, avec sujet, verbe et complément. Dog. Brown. My. devient My dog is brown. C’est modeste, et c’est exactement ce qui manque.

Deuxième manque fréquent : la capacité à poser une question, et pas seulement à y répondre. Un enfant sait souvent dire I am ten et ne sait pas demander How old are you ? Or en classe de sixième, on lui demandera les deux.

Comment aider à la maison sans refaire l’école ?

Trois habitudes, courtes, qui portent sur ce qui manque et pas sur ce qui est déjà fait en classe.

Cinq phrases vraies par semaine. L’enfant écrit ou dit cinq phrases sur lui-même, sa journée, sa famille. Toutes vraies. La vérité du contenu change l’implication, et donc la mémoire.

La question retournée. On répond à une question, l’enfant doit la poser. I live in Lyon. Il doit produire Where do you live ? C’est l’exercice le plus rentable pour la sixième.

Le vocabulaire par situation, pas par liste. Dix mots de la salle de classe servent plus que dix noms d’animaux exotiques. Le principe de choix est le même que celui que nous décrivons pour le vocabulaire anglais et par quelle liste commencer : on prend d’abord ce qui revient tous les jours.

L’oral compte-t-il vraiment à cet âge ?

Oui, et il compte même davantage que l’écrit en CM2, parce que le programme du cycle 3 est construit autour de la communication.

Cela a une conséquence pratique : un enfant qui lit bien l’anglais mais ne le prononce jamais est en difficulté le jour où l’on demande de parler. Écouter et répéter, même deux minutes, vaut mieux que recopier des listes.

Les chansons, les dessins animes en version originale sous-titrée, les vidéos courtes font ce travail sans effort apparent. Ce n’est pas du temps perdu : c’est la seule façon économique d’augmenter le nombre de rencontres avec les mots et les sons.

Faut-il des cours particuliers en CM2 ?

Rarement, et pas pour l’anglais seul.

À cet âge, l’écart entre enfants vient surtout de l’exposition à la langue hors de l’école, pas d’un manque de travail. Augmenter l’exposition, par l’écoute et par le jeu, coûte moins cher et produit davantage qu’une heure hebdomadaire de cours.

La question se pose autrement si l’enfant est en difficulté générale, ou s’il aborde la sixième sans savoir construire une phrase. Dans ce cas, ce n’est pas d’anglais qu’il s’agit, mais d’un accompagnement plus large, à discuter avec l’enseignant.

Questions fréquentes

L’anglais est-il note en CM2 ?

L’évaluation existe, mais elle porte sur des compétences de communication plutôt que sur des exercices de grammaire notes comme au collège. Les modalités varient selon les écoles.

Combien de mots un élève de CM2 doit-il connaître ?

Les programmes ne fixent pas de nombre de mots : ils décrivent des situations de communication à maîtriser. C’est une différence importante avec le collège, ou les listes de vocabulaire deviennent explicites.

Faut-il apprendre les verbes irréguliers des le CM2 ?

Non. Le prétérit n’est pas au programme du primaire. En revanche, be et have got, qui figurent en tête de toutes les listes d’irréguliers, sont bien travaillés, mais au présent.

Mon enfant à fait de l’anglais du CP au CM2 et ne sait rien dire, est-ce normal ?

C’est fréquent, et cela tient souvent au fait que l’enseignement à l’école primaire est ponctuel et surtout réceptif. Le déclic vient généralement quand l’enfant doit produire des phrases entières, ce qui commence vraiment au collège.

La version originale sous-titrée est-elle utile à cet âge ?

Oui, même avec les sous-titres en français au début. L’enfant associe des sons à des situations, ce qui prépare la compréhension orale bien mieux qu’une liste de mots.

Sources

  • Eduscol, ministère de l’Éducation nationale, programmes et repères de progressivité en langues vivantes pour le cycle 3, qui réunit le CM1, le CM2 et la classe de sixième.
  • Les trois blocs de communication décrits ici, se présenter, parler de la vie quotidienne et se repérer, correspondent aux situations de communication retenues par les programmes du cycle 3.

Cet article décrit une façon d’accompagner à la maison. Il ne remplace pas la progression de l’enseignant, qui reste la référence pour savoir ce qui est attendu et quand.

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